Il s’agit d’une crise psychique dont le risque majeur est le suicide.

Cette crise constitue un moment d’échappement. Un état d’insuffisance de ses moyens de défense et de vulnérabilité place la personne en situation de souffrance et de rupture d’équilibre relationnel avec elle-même et son environnement. Cet état est réversible et temporaire.

Si le recours au médecin apparaît devoir être systématique, le médecin n’est pas la solution à tout. Il conviendrait aussi de prévoir une formation plus poussée sur cette problématique avec une psychologue. et de même sur les la prise en charge des urgences ( AFGSU).

Comment des non-professionnels peuvent-ils repérer une crise suicidaire et quelle première attitude adopter ?

Le repérage de la crise suicidaire s’appuie sur différentes manifestations :

  • l’expression d’idées et d’intention suicidaires,
  • des manifestations de crise psychique,
  • dans un contexte de vulnérabilité.

HAS reconnaitre prendre en charge la crise suicidaire

Il faut informer l'entourage ou mieux un professionnel ( infirmier, médecin, ...). Numéro National Souffrance et Prévention du Suicide Une écoute professionnelle et confidentielle 24h/24 • 7j/7 : 31 14 car le repérage peut être difficile

Pour aller plus loin Site pour les personnes âgées Site Psycom

Initialement, la crise suicidaire peut se manifester à travers la fatigue, l’anxiété, la tristesse, des pleurs, une irritabilité et agressivité, des troubles du sommeil, une perte du goût aux choses, un sentiment d’échec et d’inutilité, une mauvaise image de soi et un sentiment de dévalorisation, une impuissance à trouver des solutions à ses propres problèmes, des troubles de la mémoire, une perte d’appétit ou boulimie, une rumination mentale, une appétence alcoolique et tabagique, un retrait par rapport aux marques d’affection et au contact physique, un isolement.

À un stade ultérieur de la crise, celle-ci peut s’exprimer par des comportements particulièrement préoccupants : le désespoir, une souffrance psychique intense, une réduction du sens des valeurs, le cynisme, un goût pour le morbide, la recherche soudaine d’armes à feu.

Une accalmie suspecte, un comportement de départ sont des signes de très haut risque. Parmi les facteurs de vulnérabilité, la dépression, des affections psychiatriques déjà existantes, les facteurs de personnalité ainsi que l’alcoolisme et la toxicomanie y tiennent une place importante. Dans ce contexte, l’histoire familiale individuelle, des événements de vie douloureux (déplacement, perte d’un être cher, conflits, …) peuvent être des éléments de précipitation de la crise suicidaire.

Les premiers signes que nous venons de décrire ne sont, dans leur majorité, ni spécifiques ni exceptionnels pris isolément. Ils peuvent être labiles ( précaires, changeants). C’est leur regroupement, leur association ou leur survenue comme une rupture par rapport au comportement habituel qui doit alerter l’entourage, le conduire à suspecter l’existence d’une crise suicidaire et à provoquer une investigation complémentaire par le médecin. L’approche de bienveillance, d’écoute, de dialogue et d’accompagnement de l’entourage est un élément essentiel pour l’engagement de cette prise en charge.

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Crise suicidaire et santé mentale