Fausses routes : afficher les bons réflexes
📘 Afficher les bons réflexes issus du livret "Déglutition et fausses routes"
Le livret sur la déglutition et les fausses routes, élaboré par le service ORL du GHBS, est un support visuel et pédagogique destiné aux soignants et aidants accompagnant les personnes âgées fragiles.
Certaines pages sont particulièrement adaptées à un affichage dans les espaces de repas (salles à manger, offices, cuisines) car elles illustrent :
- ✅ Les postures à favoriser pour éviter les fausses routes ;
- ❌ Les erreurs fréquentes à éviter pendant les repas ;
- 🍴 Les bonnes pratiques pour la présentation, la consistance et la taille des aliments ;
- 📌 Des rappels simples sur les gestes et attitudes à adopter.
🎯 Objectif
Renforcer la sécurité des repas, limiter le risque d’étouffement ou de complications, et harmoniser les pratiques de l’ensemble des professionnels.
📝 Important
Des pages du livret "Déglutition et fausses routes" peuvent être affichées dans les lieux de repas pour guider les soignants. Elles rappellent les postures sûres, les erreurs à éviter, et favorisent une prise en charge sécurisée et cohérente de la déglutition au quotidien.
Fausses routes : les outils pour prévenir et réagir
---------------------Formation flash
Cette formation de 30 minutes porte sur la dysphagie, les fausses routes et la sécurisation des repas chez la personne âgée, en s’appuyant sur les recommandations des autorités sanitaires et des sociétés savantes.
Objectifs de la séance Comprendre ce qu’est la dysphagie et pourquoi elle est fréquente et grave chez la personne âgée.
Savoir repérer les patients à risque et les principaux signes d’alerte.
Identifier les bonnes pratiques recommandées pour sécuriser les repas (posture, textures, environnement, conduite à tenir).
Savoir répondre aux questions fréquentes des résidents, des familles et des équipes.
- Notions clés : dysphagie, fausses routes, enjeux La dysphagie désigne une difficulté à avaler les solides, les liquides ou la salive, liée à un trouble d’un ou plusieurs temps de la déglutition, très fréquente chez la personne âgée fragile.
Les fausses routes sont le passage d’aliments ou de liquides dans les voies respiratoires, pouvant entraîner étouffement aigu, pneumopathies d’inhalation, dénutrition, déshydratation et perte d’autonomie.
Bonnes pratiques recommandées :
Considérer les troubles de déglutition comme un risque chronique, à repérer systématiquement chez les personnes âgées (en particulier en EHPAD, SSR, soins palliatifs).
Intégrer la déglutition dans l’évaluation gériatrique (poids, apports, pathologies neurologiques, infections respiratoires).
Questions fréquentes terrain / bénéficiaires :
« Il avale moins bien, est-ce juste l’âge ? »
Réponse attendue : l’âge seul n’explique pas tout, la dysphagie est un symptôme qui doit être repéré et évalué pour éviter des complications.
- Repérage des patients à risque et signes d’alerte Profils à haut risque : personnes âgées fragiles, pathologies neurologiques (AVC, démences, Parkinson), maladies ORL, dénutrition, grande dépendance, troubles cognitifs, traitements sédatifs.
Signes d’alerte : toux ou étouffement pendant/après le repas, voix « mouillée », raclements fréquents, repas très longs, fatigue marquée, résidus en bouche, perte de poids, pneumopathies à répétition.
Bonnes pratiques recommandées :
Utiliser une checklist simple de repérage à l’admission et lors des réévaluations (signes cliniques, antécédents, poids, infections).
Tracer systématiquement les épisodes suspects (toux répétée, fausse route visible) et les transmettre à l’IDE/médecin/orthophoniste.
Questions fréquentes terrain / bénéficiaires :
« Il tousse toujours un peu en mangeant, c’est normal ? »
Réponse : une toux répétée au repas n’est pas « normale » et doit être considérée comme un signe d’alerte, surtout chez la personne âgée fragile.
- Posture et environnement : sécuriser le contexte du repas Posture recommandée : position assise ou semi-assise, dos droit et calé, pieds en appui, tête légèrement inclinée vers l’avant, en évitant la tête en extension et la position allongée.
Environnement : salle calme, bien éclairée, sans bruit excessif ni distractions (télévision, radio forte, déplacements incessants), permettant un rythme de repas adapté.
Bonnes pratiques recommandées :
Vérifier l’installation avant la première bouchée (checklist simple : dos, bassin, pieds, tête).
Limiter les sources de distraction et de stress pendant les repas (bruits, écrans, injonctions à se dépêcher).
Questions fréquentes terrain / bénéficiaires :
« Pourquoi ne pas lui donner à manger au lit allongé, c’est plus confortable ? »
Réponse : la position allongée augmente nettement le risque de fausse route ; si le repas au lit est nécessaire, il faut relever le dossier au maximum, caler le patient et adapter les quantités.
- Adaptation des textures, volumes et boissons Les recommandations insistent sur l’adaptation des textures (haché, mixé, moulé, IDDSI) et des liquides (épaississement si nécessaire) pour améliorer le contrôle du bol alimentaire et réduire les fausses routes.
L’adaptation se fait sur prescription et après évaluation, en lien avec médecin, orthophoniste et diététicien, et doit être appliquée par la cuisine et les équipes de soins.
Bonnes pratiques recommandées :
Disposer d’un référentiel local clair des textures et niveaux de liquides épaissis, partagé par soins et cuisine.
Vérifier la cohérence entre la texture prescrite et celle réellement servie, et expliquer aux résidents/familles la raison des adaptations (sécurité, confort, prévention des infections).
Questions fréquentes terrain / bénéficiaires :
« Pourquoi son alimentation est mixée maintenant, il n’aime pas ça ? »
Réponse : la texture mixée est proposée pour éviter que des morceaux ne passent dans les voies respiratoires et pour diminuer la fatigue au repas ; on travaille à rendre ces plats aussi appétissants que possible.
« Peut-on lui redonner de l’eau normale au lieu d’un liquide épaissi ? »
Réponse : les liquides clairs sont souvent plus difficiles à contrôler ; si un épaississant est prescrit, revenir à l’eau non épaissie se discute toujours avec l’équipe médicale/orthophoniste.
- Conduite à tenir en cas de fausse route et suite Les guides institutionnels décrivent une conduite à tenir structurée : arrêt de l’alimentation, encouragement de la toux si possible, évaluation de la respiration, alerte selon la gravité, suivi clinique après l’épisode, traçabilité et réévaluation de la prise en charge.
Une distinction est faite entre obstruction partielle (toux efficace, voix audible) et obstruction complète (impossibilité de parler, détresse respiratoire), avec des réponses différentes selon les compétences et protocoles en vigueur.
Bonnes pratiques recommandées :
Afficher un algorithme ou schéma de conduite à tenir dans les lieux de repas et le rappeler en formation.
Après tout incident, organiser un retour d’expérience pour ajuster posture, textures, accompagnement, et éventuellement déclencher un bilan complémentaire.
Questions fréquentes terrain / bénéficiaires :
« Faut-il donner à boire pour faire passer quand il s’étouffe ? »
Réponse : non, donner à boire pendant une fausse route peut aggraver l’obstruction ; il faut tout d’abord arrêter l’alimentation, encourager la toux et suivre la conduite à tenir prévue.
- Organisation, formation, rôle des familles Les recommandations insistent sur une approche pluridisciplinaire et organisée : repérage structuré, protocoles de repas, coordination soins–cuisine, implication des familles, formation régulière des professionnels.
L’utilisation de livrets pédagogiques et d’affichages ciblés permet d’harmoniser les pratiques et de rappeler les messages clés au plus près des lieux de repas.
Bonnes pratiques recommandées :
Intégrer des formations courtes et régulières (fiches flash de 30 minutes) dans le plan de formation, centrées sur repérage, posture, textures, conduite à tenir.
Informer les familles sur les risques de fausse route, les adaptations mises en place et le rôle qu’elles peuvent jouer (postures, rythme, respect des textures), en s’appuyant sur des supports visuels.
Questions fréquentes terrain / bénéficiaires :
« La famille veut lui apporter des aliments qu’il aimait avant, est-ce possible ? »
Réponse : ces envies sont importantes pour le plaisir et la qualité de vie, mais chaque aliment doit être évalué en fonction des risques de fausse route et éventuellement adapté (texture, taille, quantité), en concertation avec l’équipe.
Ce support de 30 minutes permet au formateur de rappeler les messages essentiels des recommandations (HAS, SFGG et autres sociétés savantes) sur la dysphagie et les fausses routes tout en répondant aux situations concrètes rencontrées par les professionnels, les résidents et leurs proches.




