Ce document mentionne que les pratiques réflexives sont essentielles pour le développement des compétences professionnelles des travailleurs sociaux. Il souligne l'importance de la formation, de l'analyse des pratiques et de la coopération entre les différents acteurs de l'intervention sociale. Nous développons ensemble ces pratiques sur le thème de la gérontologie et des aidants selon les objectifs fixés dans le dispositif.
D'après le document du Haut Conseil du Travail Social (HCTS) et les éléments présentés, voici comment les outils et méthodes proposés permettent de mettre en œuvre les recommandations pour développer les pratiques réflexives.
Passages Soulignant l'Importance des Pratiques Réflexives pour les Travailleurs Sociaux
En résumé, le document met en lumière l'importance des pratiques réflexives à différents niveaux de la vie professionnelle des travailleurs sociaux, de la formation initiale à la formation continue, en passant par l'analyse des pratiques et le soutien institutionnel.
Le document souligne que le groupe de travail a choisi la définition de la pratique réflexive de Schön comme point de départ de sa réflexion : « la pratique réflexive consiste à apprendre par et dans l’action, autrement dit : compléter une formation académique par une formation par la pratique, et aussi se former par l’analyse de sa propre pratique, pendant ou après celle-ci ». Cette définition a été choisie comme consensus pour le groupe de travail. À partir de cette définition, le groupe de travail a débattu et analysé la finalité, le but et les objectifs de la pratique réflexive. Le document explique que la nouvelle définition française des pratiques réflexives devait tenir compte de la définition de Schön ainsi que de la réalité professionnelle et de la conjoncture actuelle.
La nouvelle définition française est la suivante : « Les pratiques réflexives développent des méthodes d’analyses mises en œuvre par le professionnel sur ses actions. Selon la situation et sa complexité, ces réflexions seront complétées par des retours critiques pertinents, plus ou moins constructifs et distanciés, se déclinant à trois niveaux. Les pratiques réflexives primaires, qui se réalisent en prenant en compte l’avis de la personne accompagnée, puis de son entourage. Les pratiques réflexives secondaires, qui associent des réflexions d’experts du secteur professionnel, qu’ils soient pairs ou responsables hiérarchiques. Les pratiques réflexives tertiaires, qui en appellent à des analyses d’experts extérieurs au secteur : chercheurs, employeurs, élus ». (Gisèle Dambuyant, 2021)
Les pratiques réflexives se déclinent en trois niveaux :
Il est important de différencier ces pratiques réflexives des pratiques réfléchies, qui sont considérées comme permanentes dans le secteur de l'intervention sociale. Les pratiques réflexives, en revanche, s'acquièrent et se développent tout au long de la formation initiale et continue, puis s'appliquent et se perfectionnent dans la pratique.
L'objectif des pratiques réflexives, selon la nouvelle définition française, est de développer les compétences professionnelles des travailleurs sociaux. Ces pratiques, apprises et réactualisées en formation initiale et continue, consistent à analyser ses actions et leurs effets, en tenant compte des avis de tous les acteurs impliqués dans une situation. Elles s'avèrent essentielles face à la complexification des situations de vulnérabilités contemporaines. La nouvelle définition française met l'accent sur trois niveaux de pratiques réflexives :
Christian Verrier, ancien maître de conférences en sciences de l'éducation à l'université de Paris 8, propose trois modes de réflexivité:
Accorder du temps dédié à la réflexivité
Promouvoir une politique de formation continue
Mettre en place des espaces d'analyse des pratiques
Impliquer les équipes et valoriser les bénéfices
En résumé, cette approche répond aux recommandations du HCTS en instaurant des temps et espaces dédiés à la réflexivité, en promouvant la formation continue sur ces enjeux, en créant des instances d'analyse des pratiques encadrées, et en impliquant les différentes parties prenantes dans une démarche d'amélioration continue des accompagnements.
Citations: [1] https://ppl-ai-file-upload.s3.amazonaws.com/web/direct-files/4293211/13392a2f-af2d-40f5-a982-56912e3a5500/developpement_pratiques_reflexives_dans_accompagnement_des_personnes (3).pdf
Professionnels: Les professionnels peuvent résister au changement de posture et manquer de temps pour la réflexion en raison de la surcharge de travail. Il peut être difficile pour eux de gérer les conflits de valeurs, de résister à la pression de la demande immédiate et de ne pas vouloir faire à la place des personnes.
Institutions: Les institutions peuvent craindre les risques liés à la remise en cause des pratiques et à la responsabilité. Elles peuvent également manquer de soutien aux professionnels, exercer une pression sur la productivité et les résultats immédiats, et fonctionner en silo.
Public: Le public peut ne pas (ou plus) croire en lui-même, se résigner et ne pas prendre de recul.
Formation: Les formations initiales ne préparent pas tous les travailleurs sociaux de la même manière au travail d’élaboration et à la compréhension des difficultés des publics.
Diversité des acteurs: La confrontation de différentes identités de travailleurs sociaux ou de cultures sociales peut entraîner des incompréhensions, des tensions et des difficultés de co-construction.
Manque de Reconnaissance: Les TISF peuvent manquer de reconnaissance et de possibilités de formation continue pour développer les pratiques réflexives.
Freins à la participation: Le manque de confiance en soi, les personnalités introverties et les investissements personnels différents dans la mission peuvent freiner la participation aux pratiques réflexives.
Difficultés d'accès: L'accès aux commissions éthiques et déontologiques, essentielles à la pratique réflexive, est souvent limité aux cadres.
En résumé, les limites des pratiques réflexives sont liées à la fois aux individus (professionnels, institutions, public) et aux contextes (formation, diversité, reconnaissance).