Les pratiques réflexives

Les pratiques réflexives

Ce document mentionne que les pratiques réflexives sont essentielles pour le développement des compétences professionnelles des travailleurs sociaux. Il souligne l'importance de la formation, de l'analyse des pratiques et de la coopération entre les différents acteurs de l'intervention sociale. Nous développons ensemble ces pratiques sur le thème de la gérontologie et des aidants selon les objectifs fixés dans le dispositif.

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Document du Haut Conseil du Travail Social (HCTS)

D'après le document du Haut Conseil du Travail Social (HCTS) et les éléments présentés, voici comment les outils et méthodes proposés permettent de mettre en œuvre les recommandations pour développer les pratiques réflexives.

Passages Soulignant l'Importance des Pratiques Réflexives pour les Travailleurs Sociaux

  • La formation initiale comme socle de la réflexivité : Le document souligne que l'introduction et la présence de la réflexivité au sein de la formation initiale sont une nécessité pour former des "praticiens réflexifs". La formation initiale est présentée comme le lieu privilégié pour acquérir des compétences réflexives.
  • L'alternance et l'analyse des pratiques : Le texte met en avant l'importance de l'alternance dans la formation initiale, car elle permet de "considérer le complexe sujet-action située", favorisant la réflexivité. L'analyse des pratiques professionnelles est également mise en avant comme une démarche de théorisation essentielle.
  • La formation continue pour pérenniser la réflexivité : La formation continue est présentée comme essentielle pour ajuster son intervention aux savoirs acquis en formation initiale. Elle est nécessaire pour permettre aux professionnels de "mieux comprendre et considérer différents construits psychosociaux".
  • Le rôle des groupes d'analyse de pratiques : Les groupes d'analyse de pratiques sont décrits comme des lieux importants pour la réflexivité, permettant une réflexion plus théorique et une recherche de nouvelles pratiques. Ils favorisent la réflexivité individuelle et collective.
  • L'importance de la participation à des événements scientifiques : Le document encourage la participation des professionnels à des colloques, des séminaires et des conférences pour favoriser la réflexivité.
  • La nécessité d'un cadre institutionnel favorable : Le texte insiste sur le rôle crucial des institutions pour créer des conditions favorables aux pratiques réflexives, notamment en intégrant ces pratiques dans le projet associatif et les missions des professionnels.

En résumé, le document met en lumière l'importance des pratiques réflexives à différents niveaux de la vie professionnelle des travailleurs sociaux, de la formation initiale à la formation continue, en passant par l'analyse des pratiques et le soutien institutionnel.

Contribution de la définition de Schön

Le document souligne que le groupe de travail a choisi la définition de la pratique réflexive de Schön comme point de départ de sa réflexion : « la pratique réflexive consiste à apprendre par et dans l’action, autrement dit : compléter une formation académique par une formation par la pratique, et aussi se former par l’analyse de sa propre pratique, pendant ou après celle-ci ». Cette définition a été choisie comme consensus pour le groupe de travail. À partir de cette définition, le groupe de travail a débattu et analysé la finalité, le but et les objectifs de la pratique réflexive. Le document explique que la nouvelle définition française des pratiques réflexives devait tenir compte de la définition de Schön ainsi que de la réalité professionnelle et de la conjoncture actuelle.

Nouvelle définition française des pratiques réflexives

La nouvelle définition française est la suivante : « Les pratiques réflexives développent des méthodes d’analyses mises en œuvre par le professionnel sur ses actions. Selon la situation et sa complexité, ces réflexions seront complétées par des retours critiques pertinents, plus ou moins constructifs et distanciés, se déclinant à trois niveaux. Les pratiques réflexives primaires, qui se réalisent en prenant en compte l’avis de la personne accompagnée, puis de son entourage. Les pratiques réflexives secondaires, qui associent des réflexions d’experts du secteur professionnel, qu’ils soient pairs ou responsables hiérarchiques. Les pratiques réflexives tertiaires, qui en appellent à des analyses d’experts extérieurs au secteur : chercheurs, employeurs, élus ». (Gisèle Dambuyant, 2021)

Les Trois Niveaux de Pratiques Réflexives

Les pratiques réflexives se déclinent en trois niveaux :

  • Les pratiques réflexives primaires se concentrent sur la prise en compte de l'avis de la personne accompagnée et de son entourage.
  • Les pratiques réflexives secondaires impliquent des réflexions partagées avec des experts du secteur professionnel, y compris les pairs et les responsables hiérarchiques.
  • Les pratiques réflexives tertiaires font appel à des analyses d'experts extérieurs au secteur, tels que des chercheurs, des employeurs et des élus.

Il est important de différencier ces pratiques réflexives des pratiques réfléchies, qui sont considérées comme permanentes dans le secteur de l'intervention sociale. Les pratiques réflexives, en revanche, s'acquièrent et se développent tout au long de la formation initiale et continue, puis s'appliquent et se perfectionnent dans la pratique.

L'objectif des pratiques réflexives, selon la nouvelle définition française, est de développer les compétences professionnelles des travailleurs sociaux. Ces pratiques, apprises et réactualisées en formation initiale et continue, consistent à analyser ses actions et leurs effets, en tenant compte des avis de tous les acteurs impliqués dans une situation. Elles s'avèrent essentielles face à la complexification des situations de vulnérabilités contemporaines. La nouvelle définition française met l'accent sur trois niveaux de pratiques réflexives :

  • Primaires : Prise en compte de l'avis de la personne accompagnée et de son entourage.
  • Secondaires : Intégration des réflexions d'experts du secteur professionnel, pairs ou responsables hiérarchiques.
  • Tertiaires : Recours aux analyses d'experts extérieurs au secteur : chercheurs, employeurs, élus.

Christian Verrier, ancien maître de conférences en sciences de l'éducation à l'université de Paris 8, propose trois modes de réflexivité:

  • La réflexivité socioconstructiviste vise à optimiser les pratiques et à renforcer les compétences des acteurs.
  • La réflexivité herméneutique ou interprétative se concentre sur la problématisation du sens et s'intéresse à l'identité, à l'individu, à la personne, aux rôles et à la psyché.
  • La réflexivité axiologique porte sur le sens de l'agir et la dimension éthique.

Les étapes

  1. Accorder du temps dédié à la réflexivité

    • L'accompagnement sur site et les appels téléphoniques avec le référent offrent des temps d'échanges dédiés à l'analyse réflexive des situations rencontrées par les médiateurs sociaux.
    • Le site internet/intranet dédié permet aux médiateurs de prendre le temps de formaliser leurs questionnements et réflexions via le formulaire en ligne.
  2. Promouvoir une politique de formation continue

    • L'atelier collaboratif de pratiques constitue un temps de formation collective autour des pratiques réflexives et des outils proposés.
    • Le référent joue un rôle de formateur en continu en accompagnant les médiateurs dans l'analyse de leurs pratiques.
  3. Mettre en place des espaces d'analyse des pratiques

    • Les échanges avec le référent (sur site, par téléphone ou via l'intranet) créent un espace de supervision et d'analyse des pratiques professionnelles.
    • L'intranet offre un espace numérique permettant aux médiateurs de confronter leurs pratiques de manière asynchrone.
  4. Impliquer les équipes et valoriser les bénéfices

    • L'implication des bénéficiaires (personnes accompagnées) via le formulaire en ligne valorise leur expertise d'usage et les positionne comme parties prenantes de la démarche réflexive.
    • La simplicité du formulaire (3 champs obligatoires) vise à faciliter l'adhésion et la participation des professionnels et bénéficiaires.

En résumé, cette approche répond aux recommandations du HCTS en instaurant des temps et espaces dédiés à la réflexivité, en promouvant la formation continue sur ces enjeux, en créant des instances d'analyse des pratiques encadrées, et en impliquant les différentes parties prenantes dans une démarche d'amélioration continue des accompagnements.

Citations: [1] https://ppl-ai-file-upload.s3.amazonaws.com/web/direct-files/4293211/13392a2f-af2d-40f5-a982-56912e3a5500/developpement_pratiques_reflexives_dans_accompagnement_des_personnes (3).pdf

Limites des Pratiques Réflexives

  • Professionnels: Les professionnels peuvent résister au changement de posture et manquer de temps pour la réflexion en raison de la surcharge de travail. Il peut être difficile pour eux de gérer les conflits de valeurs, de résister à la pression de la demande immédiate et de ne pas vouloir faire à la place des personnes.

  • Institutions: Les institutions peuvent craindre les risques liés à la remise en cause des pratiques et à la responsabilité. Elles peuvent également manquer de soutien aux professionnels, exercer une pression sur la productivité et les résultats immédiats, et fonctionner en silo.

  • Public: Le public peut ne pas (ou plus) croire en lui-même, se résigner et ne pas prendre de recul.

  • Formation: Les formations initiales ne préparent pas tous les travailleurs sociaux de la même manière au travail d’élaboration et à la compréhension des difficultés des publics.

  • Diversité des acteurs: La confrontation de différentes identités de travailleurs sociaux ou de cultures sociales peut entraîner des incompréhensions, des tensions et des difficultés de co-construction.

  • Manque de Reconnaissance: Les TISF peuvent manquer de reconnaissance et de possibilités de formation continue pour développer les pratiques réflexives.

  • Freins à la participation: Le manque de confiance en soi, les personnalités introverties et les investissements personnels différents dans la mission peuvent freiner la participation aux pratiques réflexives.

  • Difficultés d'accès: L'accès aux commissions éthiques et déontologiques, essentielles à la pratique réflexive, est souvent limité aux cadres.

En résumé, les limites des pratiques réflexives sont liées à la fois aux individus (professionnels, institutions, public) et aux contextes (formation, diversité, reconnaissance).

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