Extrait La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge On considère en urgence élevée une personne :
Un tel bilan exhaustif n’est pas toujours possible. Il est souhaitable dans une évaluation psychiatrique. Le médecin généraliste confronté à la diversité des situations aura à évaluer au moins la crise et son degré d’urgence. L’urgentiste confronté à une crise d’angoisse aura à apprécier le potentiel de dangerosité suicidaire. Le médecin scolaire et le médecin du travail confrontés dans leurs pratiques respectives à des signes d’appel auront à les identifier et à orienter le sujet vers une structure de soins.
Si le recours au médecin apparaît devoir être systématique, le médecin n’est pas la solution à tout. Il conviendrait aussi de prévoir une formation plus poussée sur cette problématique avec une psychologue. et de même sur les la prise en charge des urgences ( AFGSU).
Le repérage de la crise suicidaire s’appuie sur différentes manifestations :
HAS reconnaitre prendre en charge la crise suicidaire
Pour aller plus loin Site pour les personnes âgées Site Psycom
Initialement, la crise suicidaire peut se manifester à travers la fatigue, l’anxiété, la tristesse, des pleurs, une irritabilité et agressivité, des troubles du sommeil, une perte du goût aux choses, un sentiment d’échec et d’inutilité, une mauvaise image de soi et un sentiment de dévalorisation, une impuissance à trouver des solutions à ses propres problèmes, des troubles de la mémoire, une perte d’appétit ou boulimie, une rumination mentale, une appétence alcoolique et tabagique, un retrait par rapport aux marques d’affection et au contact physique, un isolement.
À un stade ultérieur de la crise, celle-ci peut s’exprimer par des comportements particulièrement préoccupants : le désespoir, une souffrance psychique intense, une réduction du sens des valeurs, le cynisme, un goût pour le morbide, la recherche soudaine d’armes à feu.
Une accalmie suspecte, un comportement de départ sont des signes de très haut risque. Parmi les facteurs de vulnérabilité, la dépression, des affections psychiatriques déjà existantes, les facteurs de personnalité ainsi que l’alcoolisme et la toxicomanie y tiennent une place importante. Dans ce contexte, l’histoire familiale individuelle, des événements de vie douloureux (déplacement, perte d’un être cher, conflits, …) peuvent être des éléments de précipitation de la crise suicidaire.
Les premiers signes que nous venons de décrire ne sont, dans leur majorité, ni spécifiques ni exceptionnels pris isolément. Ils peuvent être labiles ( précaires, changeants). C’est leur regroupement, leur association ou leur survenue comme une rupture par rapport au comportement habituel qui doit alerter l’entourage, le conduire à suspecter l’existence d’une crise suicidaire et à provoquer une investigation complémentaire par le médecin. L’approche de bienveillance, d’écoute, de dialogue et d’accompagnement de l’entourage est un élément essentiel pour l’engagement de cette prise en charge.
